Sommaire de l'article
- La situation sanitaire aux Seychelles en 2026
- Le moustique en cause : Aedes aegypti, un piqueur de jour
- Quand partir pour limiter le risque : la saison compte
- Saison des pluies (décembre à mars) : vigilance maximale
- Saison intermédiaire (avril, octobre-novembre) : risque modéré
- Saison sèche (mai à septembre) : période la plus favorable
- Île par île : où le risque est-il le plus présent ?
- Mahé
- Praslin
- La Digue
- Îles extérieures et resorts isolés
- Comment se protéger efficacement : la check-list qui fonctionne
- Le répulsif, appliqué de jour comme de nuit
- Des vêtements qui couvrent
- Moustiquaire et climatisation la nuit
- Éliminer les eaux stagnantes autour du logement
- Symptômes à surveiller pendant et après le voyage
- Faut-il se faire vacciner avant de partir ?
- L’essentiel à retenir avant de partir
Sable blanc, granite rose, eau turquoise — et une question plus terre-à-terre que les voyageurs tapent de plus en plus dans Google avant de partir : y a-t-il un risque de dengue ou de chikungunya aux Seychelles, et comment s’en protéger vraiment ? Début 2026, une hausse des cas de chikungunya et quelques cas de dengue ont été signalés dans l’archipel, remettant le sujet des moustiques au centre des préparatifs de voyage. Ce guide fait le point sur la situation réelle, la période à éviter si possible, et les précautions concrètes à prendre, île par île.
La situation sanitaire aux Seychelles en 2026
Contrairement à une idée reçue, les Seychelles ne sont pas une destination totalement épargnée par les maladies transmises par les moustiques. Les autorités sanitaires locales et les services de veille sanitaire ont rapporté début 2026 une augmentation des cas de chikungunya, accompagnée de quelques cas de dengue, principalement sur Mahé, l’île la plus peuplée de l’archipel. Ce n’est pas une épidémie généralisée comparable à celles observées dans certains pays d’Asie du Sud-Est ou d’Amérique latine, mais un niveau de risque suffisant pour justifier des précautions sérieuses, en particulier pour les voyageurs à risque (femmes enceintes, jeunes enfants, personnes âgées ou immunodéprimées).
Bonne nouvelle en revanche : il n’y a pas de paludisme aux Seychelles. L’archipel est classé hors zone de transmission du paludisme, ce qui simplifie considérablement la préparation santé par rapport à d’autres destinations tropicales comme Madagascar ou l’Afrique de l’Est continentale — pas de traitement antipaludique à prévoir, uniquement une protection anti-moustique classique.
Le moustique en cause : Aedes aegypti, un piqueur de jour
La dengue et le chikungunya sont transmis aux Seychelles par le moustique Aedes aegypti, une espèce qui se distingue des moustiques classiques sur un point essentiel : il pique surtout en journée, avec des pics d’activité tôt le matin et en fin d’après-midi, plutôt qu’exclusivement à la tombée de la nuit. Cela change la logique de protection : un répulsif appliqué uniquement le soir ne suffit pas.
Ce moustique affectionne les eaux stagnantes, même en très petite quantité — une soucoupe de pot de fleurs, un pneu abandonné, un seau oublié sous la pluie. Les zones urbaines et péri-urbaines de Mahé, où l’habitat est plus dense, concentrent statistiquement davantage de gîtes larvaires que les zones rurales de Praslin ou de La Digue.
Quand partir pour limiter le risque : la saison compte
La population de moustiques et le risque de transmission varient fortement selon la saison :
Saison des pluies (décembre à mars) : vigilance maximale
C’est la période où l’humidité et les précipitations créent le plus de gîtes larvaires. Les cas de chikungunya et de dengue sont historiquement plus fréquents pendant ces mois, en particulier de décembre à février. Si le risque moustique est votre priorité absolue et que vos dates sont flexibles, évitez cette fenêtre.
Saison intermédiaire (avril, octobre-novembre) : risque modéré
Les précipitations diminuent progressivement mais l’humidité reste présente. Le risque de piqûre existe toujours, sans pic particulier signalé.
Saison sèche (mai à septembre) : période la plus favorable
Moins de pluies, moins d’eau stagnante, moins de moustiques. C’est aussi la période la plus fraîche et la moins humide de l’archipel — un double avantage pour les voyageurs sensibles aux piqûres. Consultez notre guide de la meilleure période pour aller aux Seychelles pour croiser ce critère avec la météo générale et les prix des vols.
Île par île : où le risque est-il le plus présent ?

Mahé
L’île la plus peuplée concentre logiquement le plus de cas rapportés, notamment autour de Victoria et des zones résidentielles denses. C’est aussi là que se trouvent les meilleures infrastructures médicales de l’archipel (hôpital de Mont Fleuri, cliniques privées), un point rassurant en cas de besoin de consultation rapide.
Praslin
Deuxième île en population, avec un risque présent mais généralement moins documenté qu’à Mahé. Les zones habitées de Grand Anse et Baie Sainte Anne restent les plus concernées par la présence de moustiques.
La Digue
La plus petite des trois îles principales, avec une densité de population plus faible et moins de zones urbaines propices aux gîtes larvaires. Le risque n’est pas nul pour autant : les zones autour de La Passe et les jardins des hébergements restent des points de vigilance.
Îles extérieures et resorts isolés
Les resorts haut de gamme sur les îles extérieures (Denis, Desroches, Bird Island) bénéficient généralement d’un entretien paysager rigoureux qui limite les eaux stagnantes, et d’une population humaine très réduite qui limite la circulation virale. Le risque y est statistiquement plus faible, sans être totalement écarté.
Comment se protéger efficacement : la check-list qui fonctionne
Le répulsif, appliqué de jour comme de nuit
Puisque l’Aedes aegypti pique en journée, l’application d’un répulsif ne doit pas se limiter à la soirée. Choisissez un produit contenant DEET (30-50%), IR3535 ou icaridine, à réappliquer toutes les 4 à 6 heures, davantage en cas de transpiration ou de baignade. Pour les enfants et les femmes enceintes, privilégiez l’IR3535 ou l’icaridine à concentration plus faible, sur avis pharmaceutique.
Des vêtements qui couvrent
Manches longues et pantalons légers en tissu clair, surtout au lever et au coucher du soleil, réduisent mécaniquement la surface de peau exposée — une protection simple et gratuite qui complète le répulsif chimique.
Moustiquaire et climatisation la nuit
Une chambre climatisée avec fenêtres fermées ou équipée de moustiquaires élimine l’essentiel du risque nocturne. C’est un critère à vérifier avant de réserver un hébergement, en particulier hors des grandes chaînes hôtelières. Consultez nos guides où dormir à Mahé et où dormir à La Digue pour repérer des adresses adaptées.
Éliminer les eaux stagnantes autour du logement
Si vous logez en guesthouse ou en location, videz les soucoupes de plantes et tout récipient pouvant retenir l’eau de pluie : un geste simple qui réduit directement la reproduction du moustique responsable.
Symptômes à surveiller pendant et après le voyage
La dengue et le chikungunya partagent des symptômes proches : fièvre soudaine et élevée, douleurs articulaires et musculaires marquées, maux de tête, éruption cutanée, fatigue intense. Le chikungunya se distingue souvent par des douleurs articulaires plus intenses et parfois persistantes plusieurs semaines après l’épisode fébrile.
Ces symptômes peuvent apparaître jusqu’à 14 jours après le retour, un délai que beaucoup de voyageurs ignorent — d’où l’importance de signaler systématiquement un séjour récent aux Seychelles à son médecin en cas de fièvre inexpliquée, même des semaines après le retour. Aucun traitement spécifique n’existe pour ces deux maladies virales : la prise en charge repose sur le repos, l’hydratation et des antalgiques adaptés (le paracétamol est recommandé, l’aspirine et les anti-inflammatoires sont à éviter en cas de suspicion de dengue en raison du risque hémorragique).
Faut-il se faire vacciner avant de partir ?
Il n’existe pas de vaccin obligatoire contre la dengue ou le chikungunya pour entrer aux Seychelles. Des vaccins existent dans certains pays pour des publics spécifiques, mais leur pertinence dépend de votre profil de santé et de votre historique d’exposition : la décision se prend au cas par cas avec un médecin ou un centre de vaccination internationale, idéalement 4 à 6 semaines avant le départ. Pour le reste des formalités sanitaires et administratives, consultez notre guide complet des formalités Seychelles pour les Français, qui détaille aussi les questions de passeport, d’assurance voyage et de vaccinations recommandées.
L’essentiel à retenir avant de partir
- Pas de paludisme aux Seychelles — uniquement un risque de dengue et de chikungunya, en hausse début 2026
- Le moustique responsable pique surtout en journée : le répulsif doit être appliqué toute la journée, pas seulement le soir
- La saison des pluies (décembre à mars) concentre le plus grand risque ; la saison sèche (mai à septembre) est plus favorable
- Mahé, plus peuplée, rapporte davantage de cas que Praslin, La Digue ou les îles extérieures
- Une chambre climatisée ou équipée de moustiquaires élimine l’essentiel du risque nocturne
- En cas de fièvre dans les 14 jours suivant le retour, consultez un médecin en mentionnant le voyage aux Seychelles
- Souscrivez une assurance voyage couvrant les frais médicaux à l’étranger, y compris pour les maladies vectorielles
Avec ces précautions simples — répulsif de jour, vêtements couverts, hébergement bien protégé — le risque de dengue ou de chikungunya reste très gérable et ne doit pas dissuader de profiter pleinement des plages de Beau Vallon ou d’Anse Source d’Argent. Pour compléter votre préparation, jetez aussi un œil à notre budget pour un voyage aux Seychelles, qui inclut une ligne dédiée à l’assurance santé.
Questions fréquentes
Y a-t-il un risque de dengue ou de chikungunya aux Seychelles en 2026 ?
Oui, une hausse des cas de chikungunya et quelques cas de dengue ont été signalés aux Seychelles début 2026. Le risque reste modéré comparé à d'autres destinations tropicales, mais il est réel, surtout pendant la saison des pluies. Consultez les avis de santé-voyage avant le départ (diplomatie.gouv.fr, Institut Pasteur) pour la situation la plus récente.
Quelle est la période la plus risquée pour les moustiques aux Seychelles ?
La saison des pluies, de décembre à mars, concentre le plus de moustiques et le plus de cas de chikungunya et de dengue. La population de moustiques augmente nettement avec l'humidité et les eaux stagnantes. La saison sèche (mai à septembre) est nettement plus favorable si les moustiques sont votre principale inquiétude.
Y a-t-il du paludisme aux Seychelles ?
Non, il n'y a pas de paludisme aux Seychelles, contrairement à de nombreuses autres destinations tropicales. Aucun traitement antipaludique préventif n'est donc nécessaire. Le risque sanitaire lié aux moustiques concerne uniquement la dengue et le chikungunya, transmis par le moustique Aedes aegypti qui pique surtout en journée.
Quel répulsif anti-moustique choisir pour les Seychelles ?
Privilégiez un répulsif contenant du DEET (30 à 50%), de l'IR3535 ou de l'icaridine, en application toutes les 4 à 6 heures sur peau exposée, y compris en journée puisque l'Aedes aegypti pique surtout le jour. Pour les enfants en bas âge et les femmes enceintes, préférez l'IR3535 ou l'icaridine à plus faible concentration et demandez conseil à votre médecin ou pharmacien avant le départ.
Que faire en cas de fièvre après un séjour aux Seychelles ?
Consultez rapidement un médecin en signalant votre voyage aux Seychelles, même plusieurs jours après le retour : la dengue et le chikungunya peuvent se déclarer jusqu'à 14 jours après une piqûre infectante. Fièvre soudaine, douleurs articulaires intenses, maux de tête et éruption cutanée sont les symptômes principaux à surveiller.
Les hôtels et resorts aux Seychelles sont-ils bien protégés contre les moustiques ?
Les hôtels de milieu et haut de gamme disposent généralement de moustiquaires aux fenêtres, de climatisation et de diffuseurs anti-moustiques dans les chambres, ce qui réduit fortement le risque de piqûre la nuit. Dans les guesthouses plus modestes ou les locations chez l'habitant, vérifiez la présence de moustiquaires avant de réserver, notamment en saison des pluies.